Mettre à jour WordPress est une opération courante, mais elle devient plus sensible lorsque le site est hébergé sur un serveur VPS et administré directement en SSH. ✨Dans certains cas, la mise à jour automatique depuis wp-admin échoue à cause d’un problème de droits, d’une connexion interrompue, d’un conflit avec une extension ou d’une erreur PHP. Dans d’autres situations, l’administrateur préfère simplement garder un contrôle précis sur chaque étape du processus.🎉
Si vous gérez un ou plusieurs sites WordPress avec un accès root, savoir mettre à jour WordPress manuellement sur VPS est une compétence essentielle. Cette méthode permet d’intervenir même lorsque l’interface d’administration n’est plus accessible, tout en sécurisant l’opération grâce à des sauvegardes, des vérifications préalables et une procédure claire.⚡
Objectif
👇L’objectif de ce tutoriel est de vous guider pas à pas pour mettre à jour WordPress manuellement sur un VPS Linux à l’aide de la ligne de commande. Vous allez découvrir deux approches complémentaires : la méthode manuelle par remplacement des fichiers du core WordPress, puis la méthode avec WP-CLI, plus rapide lorsque cet outil est disponible sur le serveur. ✨Nous verrons également comment préparer correctement l’intervention : vérifier le chemin d’installation, contrôler la version PHP, créer une sauvegarde complète, protéger la base de données et prévoir un retour arrière en cas de problème. À la fin de ce guide, vous saurez effectuer une mise à jour WordPress SSH de manière plus sûre, sans dépendre uniquement de l’interface graphique de WordPress.
Pré-requis
Avant de commencer, vous devez disposer d’un environnement adapté. Vous aurez besoin des éléments suivants :
- un VPS Linux, idéalement sous Ubuntu ou Debian ;
- un accès SSH root ou un utilisateur disposant des droits nécessaires ;
- une installation WordPress fonctionnelle sur le serveur ;
- le chemin du site WordPress, par exemple
/var/www/monsite; - les informations de connexion à la base de données MySQL ou MariaDB ;
- quelques notions de base en ligne de commande Linux;
- faire une sauvegarde avant de démarrer la mise à jour;
- Connaître l’utilisateur utilisé par le serveur web;
Pourquoi mettre à jour WordPress manuellement plutôt que via wp-admin
Dans la majorité des cas, la mise à jour de WordPress peut être effectuée depuis le tableau de bord, via la section « Tableau de bord > Mises à jour ». Cette méthode reste la plus simple pour un utilisateur classique. Cependant, elle n’est pas toujours suffisante dans un contexte VPS, surtout lorsque vous gérez le serveur en autonomie.
La mise à jour WordPress sans wp-admin devient utile lorsque l’interface d’administration est inaccessible, instable ou bloquée par une erreur. Elle permet aussi de mieux contrôler les fichiers remplacés, les sauvegardes créées et les étapes de validation.
| Situation | Pourquoi wp-admin ne suffit pas |
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Ce tutoriel couvre deux méthodes principales.
- La première consiste à effectuer un wordpress core update manuel par remplacement des fichiers. Elle repose sur le téléchargement de la dernière version de WordPress, le remplacement des dossiers
wp-adminetwp-includes, puis la mise à jour éventuelle de la base de données. - La seconde méthode utilise WP-CLI, l’outil officiel permettant de gérer WordPress en ligne de commande. Elle est souvent plus rapide et réduit le risque d’erreur humaine, car les commandes
wp core updateetwp core update-dbautomatisent une grande partie du processus.
En revanche, ce guide ne traite pas de l’installation initiale de WP-CLI, ni de la mise à jour détaillée des thèmes et extensions. Ces opérations suivent une logique proche, mais elles méritent un traitement séparé. Pour une mise à jour classique depuis l’interface WordPress ou par FTP, vous pouvez vous référer à la méthode de mise à jour classique via wp-admin et FTP.
Vérifier les pré-requis techniques avant de commencer
Avant de lancer une mise à jour WordPress SSH, prenez quelques minutes pour vérifier l’environnement du serveur. Cette étape permet d’éviter les erreurs les plus courantes :
- mauvais chemin d’installation,
- version PHP incompatible,
- espace disque insuffisant ou version WordPress mal identifiée.
Toutes les commandes suivantes sont à exécuter depuis votre VPS Linux, en SSH. Adaptez systématiquement les chemins à votre propre installation. Dans les exemples, le site WordPress est supposé être installé dans le dossier suivant :
/var/www/monsite
1. Identifier le chemin d’installation WordPress
Pour mettre à jour WordPress manuellement sur VPS, vous devez d’abord connaître le dossier exact dans lequel WordPress est installé. Ce dossier contient notamment les répertoires wp-admin, wp-includes, wp-content et le fichier wp-config.php.
Si vous ne connaissez pas le chemin du site, vous pouvez rechercher le fichier wp-config.php sur le serveur :
find / -name "wp-config.php" 2>/dev/null
wp-config.php. La partie 2>/dev/null permet de masquer les messages d’erreur liés aux répertoires auxquels l’utilisateur n’a pas accès.Exemple de résultat possible :
/var/www/monsite/wp-config.php
/var/www/monsite
Notez ce chemin avant de continuer. Une erreur de répertoire peut entraîner la modification du mauvais site, surtout si plusieurs installations WordPress sont hébergées sur le même serveur VPS.
2. Vérifier la version PHP active
WordPress dépend de PHP pour fonctionner. Avant une mise à jour du core, il est donc indispensable de vérifier la version PHP active sur le serveur. Une version trop ancienne peut provoquer des erreurs après la mise à jour, notamment avec certains thèmes, extensions ou versions majeures de WordPress.
Exécutez la commande suivante :
php -v
Vous obtiendrez un résultat similaire à celui-ci :
PHP 8.2.12 (cli) (built: Nov 24 2025 12:00:00)
Copyright (c) The PHP Group
Zend Engine v4.2.12

3. Vérifier l’espace disque disponible
Une mise à jour manuelle WordPress nécessite suffisamment d’espace disque pour télécharger l’archive, la décompresser, conserver temporairement les anciens dossiers et créer des sauvegardes. Si le disque est presque plein, la copie des fichiers peut échouer ou produire une installation incomplète.
Vérifiez l’espace disponible avec la commande suivante :
df -h
Exemple de résultat :
Filesystem Size Used Avail Use% Mounted on
/dev/vda1 40G 18G 20G 48% /
tmpfs 2.0G 0 2.0G 0% /tmp

Avail, qui indique l’espace encore disponible. Vérifiez surtout la partition qui contient votre site WordPress, généralement /, /var ou /home selon la configuration du VPS.Si l’espace disponible est faible, supprimez d’abord les anciennes archives inutiles, les sauvegardes obsolètes ou les fichiers temporaires. Ne commencez pas un wordpress core update manuel sur un serveur saturé : une copie interrompue peut rendre le site inaccessible.
4. Identifier la version WordPress actuellement installée
Avant de remplacer les fichiers du core, vérifiez la version WordPress actuellement installée. Cette information permet de savoir si la mise à jour est mineure ou majeure, et d’anticiper d’éventuels changements de compatibilité avec PHP, le thème ou certaines extensions.
Depuis le serveur, vous pouvez consulter le fichier version.php situé dans le dossier wp-includes :
grep "wp_version =" /var/www/monsite/wp-includes/version.php
Exemple de résultat :
$wp_version = '6.8.1';
Cette commande ne modifie rien sur le site. Elle lit simplement la valeur de version déclarée par WordPress. Si vous gérez plusieurs sites sur le même VPS, exécutez cette vérification dans chaque installation concernée.
Vous pouvez également obtenir cette information avec WP-CLI, si l’outil est déjà installé :
cd /var/www/monsite
wp core version
Créer un snapshot LWS et une sauvegarde complète avant toute manipulation
Avant de mettre à jour WordPress manuellement sur un VPS, la sauvegarde est une étape indispensable. Une mise à jour du core modifie des fichiers essentiels comme wp-admin, wp-includes et plusieurs fichiers PHP situés à la racine du site. Une erreur de commande, un mauvais chemin ou un conflit après mise à jour peut rendre le site inaccessible.
L’objectif est donc simple : pouvoir revenir rapidement à l’état précédent si la mise à jour échoue. Pour cela, combinez idéalement deux protections :
- un snapshot VPS, qui capture l’état complet du serveur ;
- une sauvegarde WordPress complète, incluant les fichiers et la base de données.
Le snapshot est très pratique en cas de problème global sur le serveur. La sauvegarde fichiers/base de données est plus précise si vous souhaitez restaurer uniquement le site concerné. Ces deux approches ne se remplacent pas : elles se complètent.
1. Snapshot LWS Panel KVM (recommandé en complément)
Si votre site est hébergé sur un VPS KVM LWS, commencez par créer un snapshot depuis le panel. Cette opération permet de conserver une image complète du VPS à un instant donné : système, fichiers, configuration serveur, sites web et bases de données.
Depuis votre espace client, rendez-vous dans la section « LWS Panel KVM > Snapshots > Créer un snapshot ».

Donnez un nom explicite à votre snapshot, par exemple « Snapshot_1« . Evidement, vous pouvez trouver une combinaison alphanumérique qui vous convient le mieux.

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2. Sauvegarde des fichiers WordPress
La première sauvegarde à créer concerne les fichiers WordPress. Elle doit inclure le core, le dossier wp-content, les thèmes, les extensions, les médias, le fichier wp-config.php et les éventuels fichiers personnalisés présents à la racine du site.
Dans cet exemple, le site est situé dans /var/www/monsite. Placez-vous dans le dossier parent :
cd /var/www

Créez ensuite une archive compressée du site :
tar -czvf monsite-backup-$(date +%F).tar.gz monsite/
Cette commande génère une archive nommée avec la date du jour, par exemple :
monsite-backup-2026-06-24.tar.gz
Vérifiez ensuite que le fichier a bien été créé :
ls -lh monsite-backup-*.tar.gz
Cette sauvegarde vous permettra de restaurer rapidement les fichiers si une erreur survient pendant le remplacement des fichiers WordPress. Elle est particulièrement importante pour protéger le dossier wp-content, qui contient les éléments spécifiques de votre site : thème actif, extensions, images, documents et personnalisations.
3. Sauvegarde de la base de données
La sauvegarde des fichiers ne suffit pas. WordPress stocke une grande partie du contenu du site dans sa base de données MySQL ou MariaDB : articles, pages, réglages, comptes utilisateurs, options du thème, paramètres des extensions et commandes WooCommerce le cas échéant.
Avant toute mise à jour WordPress manuelle, vous devez donc exporter la base de données associée au site.
Les identifiants de connexion se trouvent dans le fichier wp-config.php, situé à la racine de votre installation WordPress. Vous pouvez les consulter avec :
grep "DB_" /var/www/monsite/wp-config.php
Vous verrez notamment les constantes suivantes :
define( 'DB_NAME', 'nom_de_la_bdd' );
define( 'DB_USER', 'utilisateur_bdd' );
define( 'DB_PASSWORD', 'mot_de_passe' );
define( 'DB_HOST', 'localhost' );
mkdir -p /root/backups
Puis exportez la base de données avec mysqldump :
mysqldump --user=utilisateur_bdd --password=mot_de_passe nom_de_la_bdd \
--single-transaction > /root/backups/monsite-bdd-$(date +%F).sql
L’option --single-transaction permet de réaliser une sauvegarde plus propre pour les bases utilisant InnoDB, sans verrouiller inutilement les tables pendant l’export.
Vérifiez ensuite que le fichier SQL a bien été généré :
ls -lh /root/backups/monsite-bdd-*.sql
Pour des raisons de sécurité, évitez autant que possible de laisser le mot de passe MySQL en clair dans l’historique Bash. Sur un serveur administré régulièrement, il est préférable d’utiliser un fichier .my.cnf protégé, afin d’exécuter mysqldump sans saisir le mot de passe directement dans la commande.
À ce stade, vous disposez de trois protections complémentaires : un snapshot VPS, une sauvegarde des fichiers WordPress et une sauvegarde de la base de données.
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Méthode 1 : Mise à jour manuelle par remplacement de fichiers
La première méthode consiste à remplacer manuellement les fichiers du core WordPress depuis le terminal. C’est la méthode la plus universelle, car elle ne dépend pas de l’accès à wp-admin. Elle peut donc être utilisée lorsqu’une mise à jour automatique a échoué, lorsque l’administration WordPress est inaccessible ou lorsque vous souhaitez contrôler chaque étape.
Le principe est simple :
- télécharger la dernière archive WordPress ;
- décompresser les nouveaux fichiers ;
- remplacer les dossiers
wp-adminetwp-includes; - fusionner prudemment
wp-contentsans écraser vos contenus ; - copier les fichiers PHP de la racine ;
- corriger les permissions ;
- finaliser la mise à jour de la base de données si nécessaire.
Cette méthode demande de la rigueur. Vous devez toujours vérifier les chemins avant d’exécuter une commande de copie ou de suppression. Une erreur sur le dossier wp-content peut entraîner la perte de thèmes, extensions ou médias personnalisés. C’est pour cette raison que la sauvegarde réalisée à l’étape précédente est indispensable.
1. Télécharger la dernière version de WordPress
Commencez par vous placer dans un dossier temporaire. Cela évite de mélanger les fichiers d’installation avec les fichiers de votre site en production.
cd /tmp
Téléchargez ensuite la dernière version française de WordPress :
wget https://fr.wordpress.org/latest-fr_FR.zip
Cette archive contient les fichiers WordPress à jour en français. Si votre site utilise la version internationale en anglais, vous pouvez utiliser l’archive officielle correspondante :
wget https://wordpress.org/latest.zip
Dans le cadre d’un site français, l’URL fr.wordpress.org/latest-fr_FR.zip est généralement la plus adaptée. Elle permet de récupérer directement la version localisée de WordPress.
Après le téléchargement, vérifiez que le fichier est bien présent :
ls -lh latest-fr_FR.zip
Si la commande wget n’est pas installée sur votre VPS, vous pouvez l’ajouter avec le gestionnaire de paquets de votre distribution. Sur Debian ou Ubuntu :
apt update
apt install wget unzip -y
L’outil unzip sera également nécessaire à l’étape suivante pour décompresser l’archive.
2. Décompresser l’archive
Une fois l’archive téléchargée, décompressez-la dans le dossier temporaire :
unzip latest-fr_FR.zip
Cette commande crée un nouveau dossier nommé wordpress dans /tmp. Ce dossier contient les fichiers propres de la dernière version WordPress :
ls -lh /tmp/wordpress
Vous devez y retrouver les éléments principaux suivants :
wp-admin
wp-content
wp-includes
index.php
wp-config-sample.php
wp-login.php
/tmp/wordpress sert uniquement de source propre pour récupérer les nouveaux fichiers du core WordPress.La suite de la procédure consistera à préparer le site, activer temporairement le mode maintenance, puis remplacer les fichiers nécessaires sans écraser les éléments personnalisés.
3. Mettre le site en mode maintenance (optionnel mais recommandé)
Avant de remplacer les fichiers du core WordPress, il est préférable de placer temporairement le site en mode maintenance. Cette étape évite qu’un visiteur ou un administrateur interagisse avec le site pendant la copie des fichiers.
Placez-vous dans le dossier de votre installation WordPress :
cd /var/www/monsite
Créez ensuite le fichier .maintenance :
touch .maintenance
echo '<?php $upgrading = time(); ?>' > .maintenance
Ce fichier indique à WordPress qu’une opération de maintenance est en cours. Les visiteurs verront alors un message temporaire au lieu d’accéder à un site potentiellement instable pendant la mise à jour.
Cette étape est particulièrement recommandée si vous gérez :
- un site avec beaucoup de trafic ;
- une boutique WooCommerce ;
- un site avec formulaire de contact ou espace membre ;
- une installation WordPress utilisée par plusieurs administrateurs.
Le mode maintenance doit rester actif uniquement le temps du remplacement des fichiers. Une fois la mise à jour WordPress manuelle terminée, vous devrez supprimer ce fichier pour rendre le site de nouveau accessible.
4. Renommer les anciens dossiers core (au lieu de les supprimer directement)
La procédure manuelle de mise à jour consiste à remplacer les dossiers wp-admin et wp-includes. Ces deux dossiers font partie du core WordPress. Ils ne contiennent normalement pas vos médias, thèmes ou extensions personnalisés.
Par précaution, il est préférable de renommer les anciens dossiers plutôt que de les supprimer immédiatement. Cette méthode vous laisse une possibilité de retour arrière rapide si une erreur survient pendant la copie.
Depuis le dossier de votre site :
cd /var/www/monsite
Renommez les deux dossiers principaux :
mv wp-admin wp-admin-old
mv wp-includes wp-includes-old
Après cette opération, votre site ne peut plus fonctionner correctement tant que les nouveaux dossiers n’ont pas été copiés. C’est normal : vous êtes dans une phase intermédiaire de la mise à jour WordPress SSH.
Vous pouvez vérifier que les anciens dossiers ont bien été renommés avec :
ls -lh
Vous devez voir apparaître :
wp-admin-old
wp-includes-old
Ne renommez pas le dossier wp-content. Ce dossier contient les éléments spécifiques de votre site : plugins, thèmes, médias, traductions, caches et fichiers personnalisés. Il doit être conservé avec une attention particulière.
5. Copier les nouveaux dossiers core
Une fois les anciens dossiers renommés, vous pouvez copier les nouveaux dossiers wp-admin et wp-includes depuis l’archive WordPress décompressée dans /tmp/wordpress.
Exécutez les commandes suivantes :
cp -r /tmp/wordpress/wp-admin /var/www/monsite/
cp -r /tmp/wordpress/wp-includes /var/www/monsite/
wp-content.Vérifiez ensuite que les nouveaux dossiers sont bien présents :
ls -lh /var/www/monsite/wp-admin
ls -lh /var/www/monsite/wp-includes
Si les dossiers sont vides ou absents, n’allez pas plus loin. Revenez à l’étape précédente, vérifiez le chemin /tmp/wordpress, puis relancez la copie.
Cette étape est simple, mais elle demande de la précision. Sur un VPS Linux, une commande exécutée dans le mauvais répertoire peut modifier une autre installation WordPress. Vérifiez toujours le chemin complet avant de copier ou supprimer des fichiers.
6. Fusionner le dossier wp-content (sans écraser les thèmes/plugins existants)
Le dossier wp-content est le point le plus sensible d’une mise à jour WordPress manuelle. Il contient les fichiers propres à votre site : thèmes, extensions, médias, traductions, fichiers de cache et personnalisations éventuelles.
Vous ne devez jamais supprimer entièrement ce dossier dans le cadre d’une mise à jour du core. L’objectif est seulement de fusionner les éventuels fichiers standards fournis par WordPress, sans écraser vos éléments existants.
Utilisez la commande suivante :
cp -rn /tmp/wordpress/wp-content/* /var/www/monsite/wp-content/
L’option importante est -n, qui signifie no-clobber. Elle empêche la commande de remplacer un fichier déjà présent dans le dossier de destination.
Concrètement, cette commande permet :
- d’ajouter les fichiers standards manquants ;
- de conserver vos plugins WordPress existants ;
- de conserver votre thème WordPress actif ;
- de ne pas écraser vos médias ;
- de limiter le risque de perte de fichiers personnalisés.
N’utilisez pas une commande comme celle-ci :
rm -rf /var/www/monsite/wp-content
Et évitez également une synchronisation destructrice du type :
rsync -av --delete /tmp/wordpress/wp-content/ /var/www/monsite/wp-content/
wp-content doit être traité comme un dossier à préserver, pas comme un dossier à remplacer.7. Copier les fichiers individuels de la racine
Après avoir remplacé les dossiers wp-admin et wp-includes, vous devez copier les fichiers WordPress situés à la racine de l’archive téléchargée. Ces fichiers font partie du core WordPress et doivent être mis à jour eux aussi.
Depuis votre VPS Linux, exécutez les commandes suivantes :
cp /tmp/wordpress/wp-*.php /var/www/monsite/
cp /tmp/wordpress/index.php /var/www/monsite/
cp /tmp/wordpress/xmlrpc.php /var/www/monsite/ 2>/dev/null
2>/dev/null sur xmlrpc.php évite simplement d’afficher une erreur si ce fichier n’est pas présent dans l’archive ou si votre installation ne l’utilise pas.Le point de vigilance essentiel concerne le fichier wp-config.php. Ce fichier ne doit jamais être écrasé pendant une mise à jour WordPress manuelle. Il contient les informations sensibles du site :
- les identifiants de connexion à la base de données ;
- les clés de sécurité WordPress ;
- le préfixe des tables ;
- certaines constantes personnalisées ;
- des réglages propres à votre serveur ou à votre environnement.
L’archive WordPress contient un fichier nommé wp-config-sample.php, mais pas votre fichier wp-config.php personnalisé. Vous ne devez donc pas copier ce fichier exemple par-dessus votre configuration existante.
Après la copie, vérifiez que wp-config.php est toujours présent :
ls -lh /var/www/monsite/wp-config.php
Vous pouvez également contrôler rapidement son contenu sans l’afficher entièrement :
grep "DB_NAME" /var/www/monsite/wp-config.php
Si le fichier wp-config.php a été supprimé ou modifié par erreur, restaurez-le immédiatement depuis la sauvegarde WordPress créée avant l’intervention.
8. Corriger les permissions de fichiers
Après le remplacement des fichiers, il est important de vérifier les permissions WordPress. Des permissions incorrectes peuvent provoquer plusieurs problèmes : erreur 500, page blanche, impossibilité de téléverser des médias, échec des mises à jour futures ou blocage de certaines extensions.
Sur une configuration Debian ou Ubuntu classique avec Apache ou Nginx, l’utilisateur du serveur web est souvent www-data. Vous pouvez alors appliquer les commandes suivantes :
chown -R www-data:www-data /var/www/monsite
find /var/www/monsite -type d -exec chmod 755 {} \;
find /var/www/monsite -type f -exec chmod 644 {} \;
chown attribue les fichiers à l’utilisateur et au groupe du serveur web. Les commandes chmod appliquent ensuite des droits standards :755pour les dossiers ;644pour les fichiers.
Ces valeurs conviennent à de nombreuses installations WordPress, mais elles doivent être adaptées si votre serveur utilise une configuration spécifique. Par exemple, certains environnements utilisent un utilisateur différent, comme nginx, apache ou un utilisateur système dédié à chaque site.
Pour identifier l’utilisateur utilisé par le serveur web, vous pouvez consulter les processus actifs :
ps aux | grep -E 'apache|nginx|php-fpm'
Ne donnez pas des permissions trop larges comme 777 sur l’ensemble du site. Même si cela peut sembler résoudre un problème de droits à court terme, cette pratique affaiblit fortement la sécurité WordPress. Un site correctement administré sur VPS doit conserver des permissions strictes et cohérentes.
Une fois les permissions corrigées, vous pouvez poursuivre la finalisation de la mise à jour WordPress SSH.
9. Retirer le mode maintenance
Si vous avez activé le mode maintenance WordPress à l’étape 6.3, vous devez maintenant le désactiver. Pour cela, supprimez simplement le fichier .maintenance placé à la racine du site.
Exécutez la commande suivante :
rm /var/www/monsite/.maintenance
Vous pouvez ensuite vérifier que le fichier n’existe plus :
ls -la /var/www/monsite | grep maintenance
Si aucun résultat ne s’affiche, le fichier a bien été supprimé.
Cette étape est importante, car un fichier .maintenance oublié peut afficher un message de maintenance permanent aux visiteurs. C’est aussi l’une des causes fréquentes du message indiquant qu’une mise à jour WordPress a échoué ou qu’une opération est toujours en cours.
Après suppression, ouvrez le site dans un navigateur. Il est possible que WordPress vous demande encore de finaliser la mise à jour de la base de données. C’est normal si la nouvelle version du core introduit des changements dans la structure interne de WordPress.
10. Finaliser la mise à jour de la base de données
Une fois les fichiers remplacés, WordPress peut avoir besoin de mettre à jour sa base de données. Cette étape dépend de la version installée précédemment et de la version vers laquelle vous migrez.
Connectez-vous à l’administration WordPress :
https://monsite.fr/wp-admin/
Si une mise à jour de la base de données est nécessaire, WordPress affiche automatiquement un écran dédié. Il vous proposera de lancer la procédure via une URL de ce type :
https://monsite.fr/wp-admin/upgrade.php
Cliquez sur le bouton proposé pour finaliser l’opération. Cette étape met à jour les tables WordPress afin qu’elles correspondent à la nouvelle version du core WordPress.
Si vous ne pouvez pas accéder à wp-admin, vous pouvez tenter d’ouvrir directement l’URL upgrade.php dans le navigateur. Assurez-vous toutefois que le site répond correctement et que les permissions ont bien été corrigées.
Après la mise à jour de la base de données, reconnectez-vous au tableau de bord WordPress. Rendez-vous ensuite dans la section « Tableau de bord > Mises à jour ».
Vous pourrez y vérifier que WordPress indique bien la dernière version installée.
Cette étape marque la fin fonctionnelle du remplacement manuel des fichiers WordPress. Il reste toutefois une dernière opération importante : nettoyer les anciens dossiers uniquement après avoir confirmé que le site fonctionne correctement.
11. Nettoyer les anciens dossiers une fois la mise à jour validée
Une fois la mise à jour WordPress manuelle terminée, ne supprimez pas immédiatement les anciens dossiers si vous n’avez pas encore testé le site. Commencez par vérifier que le front-end fonctionne, que l’accès à wp-admin est possible et qu’aucune erreur visible ne s’affiche.
Lorsque tout est validé, vous pouvez supprimer les anciens dossiers renommés :
rm -rf /var/www/monsite/wp-admin-old
rm -rf /var/www/monsite/wp-includes-old
Vous pouvez également nettoyer les fichiers temporaires créés dans /tmp :
rm -rf /tmp/wordpress
rm -f /tmp/latest-fr_FR.zip
Ce nettoyage évite de conserver inutilement des fichiers obsolètes sur le serveur. Il réduit aussi les risques de confusion lors d’une prochaine intervention.
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Méthode 2 : Mise à jour via WP-CLI (recommandée si disponible)
La deuxième méthode consiste à utiliser WP-CLI, l’interface en ligne de commande officielle de WordPress. Si l’outil est installé sur votre VPS, il simplifie fortement la procédure. Au lieu de télécharger manuellement l’archive, de remplacer les dossiers et de copier les fichiers un par un, vous pouvez lancer la mise à jour avec quelques commandes.
WP-CLI est particulièrement utile pour les administrateurs qui gèrent plusieurs sites WordPress sur le même serveur VPS. Il permet de vérifier la version installée, rechercher les mises à jour disponibles, exporter la base de données, mettre à jour le core et finaliser la base de données sans passer par l’interface graphique.
Cette méthode est souvent plus rapide et limite les erreurs humaines. Elle reste toutefois soumise aux mêmes règles de sécurité : avant toute commande de wp-cli mise à jour WordPress, créez un snapshot VPS, sauvegardez les fichiers importants et exportez la base de données.
Si WP-CLI n’est pas encore installé sur votre serveur, vous pouvez suivre le tutoriel LWS dédié pour installer WP-CLI sur votre VPS pour automatiser vos mises à jour.
1. Vérifier que WP-CLI est installé
Pour commencer, connectez-vous en SSH à votre VPS, puis vérifiez que WP-CLI est disponible avec la commande suivante :
wp --info
Si WP-CLI est installé, vous obtiendrez des informations sur l’environnement utilisé : version de WP-CLI, version PHP, système d’exploitation, chemin de l’exécutable et configuration chargée.
Exemple de retour possible :
OS: Linux
Shell: /bin/bash
PHP binary: /usr/bin/php
PHP version: 8.2.12
WP-CLI version: 2.10.0
command not found, cela signifie que WP-CLI n’est pas installé ou qu’il n’est pas disponible dans le PATH de l’utilisateur courant.Dans ce cas, installez d’abord WP-CLI avant de poursuivre avec cette méthode. Vous pouvez aussi revenir à la méthode précédente par remplacement manuel des fichiers WordPress, qui fonctionne sans WP-CLI.
Sur un VPS, il est fréquent d’exécuter certaines commandes en root. WP-CLI peut alors demander l’option --allow-root. Utilisez-la avec prudence, uniquement si vous savez ce que vous faites :
wp --info --allow-root
2. Se placer dans le répertoire WordPress
Avant d’exécuter une commande WP-CLI, placez-vous dans le dossier de l’installation WordPress concernée. WP-CLI doit détecter le fichier wp-config.php pour savoir sur quel site agir.
Dans notre exemple :
cd /var/www/monsite
Vous pouvez ensuite vérifier que le fichier de configuration est bien présent :
ls -lh wp-config.php
Si le fichier existe, vous êtes normalement dans le bon répertoire. Si vous gérez plusieurs sites sur le même VPS WordPress, cette étape est essentielle. Une commande WP-CLI exécutée dans le mauvais dossier peut mettre à jour un autre site que celui prévu.
Pour confirmer que WP-CLI détecte correctement l’installation, vous pouvez lancer :
wp core version
Si vous êtes connecté en root et que WP-CLI le demande, utilisez :
wp core version --allow-root
Cette vérification confirme que WP-CLI communique bien avec votre installation WordPress avant de lancer une opération sensible.
3. Vérifier la version actuelle et la disponibilité d’une mise à jour
Avant de lancer une mise à jour WordPress avec WP-CLI, commencez par vérifier la version actuellement installée. Depuis le dossier du site, exécutez :
wp core version
Si vous utilisez WP-CLI en root, ajoutez l’option suivante :
wp core version --allow-root
Cette commande affiche uniquement le numéro de version du core WordPress installé. Elle permet de confirmer l’état de départ avant toute modification.
Vérifiez ensuite si une mise à jour est disponible :
wp core check-update
Si WordPress est déjà à jour, WP-CLI l’indiquera clairement. Si une nouvelle version est disponible, la commande affichera les informations principales : version proposée, type de mise à jour et URL du package.
Cette étape est utile pour éviter de lancer une opération inutile. Elle permet aussi d’identifier si vous passez vers une version majeure de WordPress, ce qui demande davantage de prudence. Dans ce cas, vérifiez la compatibilité de votre version PHP, de votre thème et de vos extensions avant de continuer.
Sur un VPS WordPress, cette vérification est particulièrement pratique si vous administrez plusieurs sites. Vous pouvez rapidement savoir quels sites nécessitent réellement une mise à jour.
4. Sauvegarder via WP-CLI (alternative aux commandes manuelles de la section 5)
WP-CLI permet également d’exporter la base de données WordPress en une seule commande. Cette méthode peut remplacer la commande mysqldump si WP-CLI est correctement configuré et si WordPress parvient à se connecter à la base de données.
Depuis le dossier du site, créez d’abord un répertoire de sauvegarde si nécessaire :
mkdir -p /root/backups
Exportez ensuite la base de données :
wp db export /root/backups/monsite-bdd-$(date +%F).sql
Avec l’option root si nécessaire :
wp db export /root/backups/monsite-bdd-$(date +%F).sql --allow-root
Cette commande génère un fichier .sql contenant les tables de votre site WordPress. Vérifiez que l’export a bien été créé :
ls -lh /root/backups/monsite-bdd-*.sql
Même avec WP-CLI, cette sauvegarde reste indispensable. Une mise à jour WordPress SSH peut modifier la structure de la base de données, notamment lors d’un changement de version important. Sans export préalable, un retour arrière propre devient beaucoup plus difficile.
Pour une sécurité maximale, conservez également la sauvegarde des fichiers WordPress et le snapshot VPS créés précédemment.
5. Lancer la mise à jour
Une fois les vérifications effectuées et la sauvegarde validée, vous pouvez lancer la mise à jour du core WordPress avec WP-CLI.
Depuis le dossier de votre site :
wp core update
Si vous exécutez la commande en root :
wp core update --allow-root
WP-CLI télécharge automatiquement la dernière version disponible, remplace les fichiers nécessaires et affiche un message de confirmation lorsque l’opération est terminée. Cette méthode évite de manipuler manuellement les dossiers wp-admin, wp-includes et les fichiers PHP de la racine.
Pendant l’exécution, ne fermez pas votre session SSH et n’interrompez pas la commande. Une coupure au mauvais moment peut laisser l’installation dans un état incomplet.
Si vous souhaitez mettre à jour vers une version précise, vous pouvez utiliser l’option --version :
wp core update --version=6.8.1
Cette option peut être utile dans un environnement de staging ou lors d’une intervention contrôlée. En production, privilégiez toujours une version stable compatible avec votre configuration PHP, votre thème et vos extensions.
6. Mettre à jour la base de données
Après la mise à jour des fichiers du core WordPress, il peut être nécessaire de mettre à jour la base de données. Avec WP-CLI, cette étape se fait directement en ligne de commande :
wp core update-db
Avec l’option root si nécessaire :
wp core update-db --allow-root
Cette commande applique les éventuelles modifications de structure ou de données attendues par la nouvelle version de WordPress. Elle remplace le passage manuel par l’écran /wp-admin/upgrade.php.
Si aucune mise à jour de base de données n’est nécessaire, WP-CLI l’indiquera. Dans le cas contraire, il exécutera l’opération et affichera un message de succès.
Cette étape est importante : un site peut sembler fonctionner après le remplacement des fichiers, mais rester incomplet si la base de données n’a pas été finalisée. Cela peut provoquer des erreurs dans le tableau de bord, des comportements incohérents ou des messages de mise à jour persistants.
Une fois cette commande exécutée, vous êtes proche de la fin de la mise à jour WordPress avec WP-CLI. Il reste à contrôler la version installée et à vérifier le bon fonctionnement du site.
7. Vérifier la version après mise à jour
Une fois la mise à jour WordPress avec WP-CLI terminée, vérifiez que la nouvelle version est bien active :
wp core version
Avec l’option root si nécessaire :
wp core version --allow-root
Comparez le numéro affiché avec la version attendue. Vous pouvez également relancer :
wp core check-update
Si WordPress indique qu’aucune mise à jour n’est disponible, le core WordPress est bien à jour. Cette vérification est simple, mais importante. Elle confirme que la commande wp core update s’est correctement appliquée et que le site utilise bien la version attendue.
Pour les administrateurs qui gèrent plusieurs sites sur le même VPS, cette commande peut aussi être intégrée dans un script Bash afin de contrôler rapidement toutes les installations WordPress présentes sur le serveur.
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Vérification du bon fonctionnement
Après avoir mis à jour WordPress manuellement sur VPS, ne vous contentez pas d’un simple message de succès dans le terminal. Vous devez vérifier que le site fonctionne réellement, côté visiteur comme côté administration.
Commencez par ouvrir le site en front-end. Vérifiez que la page d’accueil se charge correctement, sans erreur PHP, sans écran blanc et sans message de maintenance persistant. Testez ensuite plusieurs pages importantes : page d’accueil, articles récents, page contact, formulaire, espace membre ou pages stratégiques.
Connectez-vous ensuite à l’administration WordPress :
https://monsite.fr/wp-admin/
Dans le tableau de bord, vérifiez que l’accès est normal et qu’aucun message critique ne s’affiche. Rendez-vous dans la suite « Tableau de bord > Mises à jour » pour confirmer que WordPress reconnaît bien la nouvelle version.
Si vous utilisez WP-CLI, vous pouvez aussi confirmer la version en SSH :
cd /var/www/monsite
wp core version
Enfin, consultez les logs du serveur pour repérer d’éventuelles erreurs invisibles côté navigateur. Selon votre configuration, la commande peut ressembler à :
tail -f /var/log/php-fpm/error.log
ou :
tail -f /var/log/apache2/error.log
Adaptez le chemin des logs à votre configuration Apache, Nginx ou PHP-FPM. Cette vérification permet de détecter rapidement une extension incompatible, une fonction PHP obsolète ou un problème de permissions après la mise à jour WordPress SSH.
Erreurs fréquentes et cas de blocage
Même en suivant une procédure propre, une mise à jour WordPress manuelle peut rencontrer des blocages. Les causes les plus fréquentes sont liées aux permissions, aux extensions incompatibles, à un fichier .maintenance oublié ou à une mauvaise manipulation du dossier wp-content.
Le tableau ci-dessous résume les principaux cas à connaître.
| Erreur | Cause probable | Solution |
|---|---|---|
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Pour désactiver rapidement un plugin suspect sans accès à wp-admin, renommez son dossier :
cd /var/www/monsite
mv wp-content/plugins/plugin-suspect wp-content/plugins/plugin-suspect-off
Si le site redevient accessible, le plugin désactivé est probablement en cause. Vous pourrez ensuite le mettre à jour, le remplacer ou contacter son éditeur.
Pour supprimer un fichier .maintenance oublié :
rm /var/www/monsite/.maintenance
Pour corriger des permissions classiques sur Debian ou Ubuntu avec www-data :
chown -R www-data:www-data /var/www/monsite
find /var/www/monsite -type d -exec chmod 755 {} \;
find /var/www/monsite -type f -exec chmod 644 {} \;
L’objectif n’est pas de corriger au hasard, mais d’identifier la cause du blocage. Avant toute suppression importante, vérifiez toujours que votre sauvegarde WordPress et votre snapshot VPS sont disponibles.
Revenir en arrière en cas de problème (rollback)
Si la mise à jour WordPress manuelle provoque un problème bloquant, vous devez revenir à l’état précédent avec méthode. Le choix de la solution dépend du niveau de gravité : erreur limitée aux fichiers du core, site totalement inaccessible ou problème global sur le VPS.
La solution la plus rapide consiste à restaurer le snapshot LWS Panel KVM créé avant l’intervention. Depuis votre espace client, rendez-vous dans la section « LWS Panel KVM > Snapshots > Restaurer ».

Cette option restaure l’état complet du VPS au moment du snapshot. Elle est particulièrement utile si plusieurs fichiers, services ou configurations ont été modifiés par erreur. En revanche, elle restaure tout le serveur, pas seulement le site WordPress concerné.

Si vous avez seulement besoin de revenir aux anciens dossiers du core WordPress, et si vous ne les avez pas encore supprimés, vous pouvez restaurer wp-admin et wp-includes :
cd /var/www/monsite
rm -rf wp-admin wp-includes
mv wp-admin-old wp-admin
mv wp-includes-old wp-includes
Cette méthode peut suffire si le problème vient du remplacement des fichiers WordPress et que la base de données n’a pas été modifiée de manière bloquante.
Pour une restauration complète du site, restaurez les fichiers puis la base de données depuis les sauvegardes créées avant la mise à jour :
cd /var/www
rm -rf monsite
tar -xzvf monsite-backup-YYYY-MM-DD.tar.gz
Puis restaurez la base de données :
mysql --user=utilisateur_bdd --password=mot_de_passe nom_de_la_bdd < /root/backups/monsite-bdd-YYYY-MM-DD.sql
Remplacez YYYY-MM-DD, utilisateur_bdd, mot_de_passe et nom_de_la_bdd par vos propres valeurs.
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter le tutoriel LWS dédié pour revenir à une version antérieure de WordPress en cas de problème.
Bonnes pratiques
Pour mettre à jour WordPress manuellement sur VPS dans de bonnes conditions, adoptez une méthode stable et reproductible. Une mise à jour réussie ne repose pas seulement sur les commandes exécutées, mais aussi sur la préparation, les sauvegardes et les contrôles réalisés avant et après l’intervention.
Commencez toujours par créer un snapshot VPS avant toute manipulation. Même si vous avez déjà exporté les fichiers et la base de données, le snapshot reste une sécurité rapide à restaurer en cas de problème global sur le serveur. Sur un environnement de production, cette précaution doit devenir systématique.
Testez aussi les mises à jour importantes sur un environnement de staging avant de les appliquer au site principal. C’est particulièrement recommandé pour les sites WooCommerce, les sites à fort trafic ou les installations qui utilisent de nombreuses extensions.
Avant chaque mise à jour WordPress SSH, vérifiez :
- la compatibilité de la version PHP ;
- l’espace disque disponible ;
- la présence d’une sauvegarde fichiers récente ;
- la présence d’un export SQL exploitable ;
- la compatibilité du thème et des plugins ;
- l’utilisateur réel du serveur web pour les permissions.
Privilégiez WP-CLI dès qu’il est disponible. Les commandes wp core update et wp core update-db réduisent les manipulations manuelles et limitent les risques d’erreur sur les dossiers sensibles. En revanche, même avec WP-CLI, ne supprimez jamais l’étape de sauvegarde.
Enfin, ne modifiez pas le dossier wp-content sans précaution. Ce dossier contient les éléments personnalisés du site. Dans une mise à jour manuelle WordPress, il doit être conservé, fusionné prudemment et jamais remplacé brutalement.
FAQ
Peut-on mettre à jour WordPress sans accès à wp-admin ?
Oui. Il est possible de mettre à jour WordPress sans wp-admin en passant par SSH sur un serveur VPS. Deux méthodes sont possibles : le remplacement manuel des fichiers du core WordPress ou l’utilisation de WP-CLI. Cette approche est utile lorsqu’une erreur PHP, un écran blanc ou une mise à jour interrompue bloque l’accès à l’administration.
Quelle est la différence entre la mise à jour manuelle par fichiers et WP-CLI ?
La méthode par fichiers consiste à télécharger WordPress, remplacer les dossiers wp-admin et wp-includes, puis copier les fichiers nécessaires à la racine. WP-CLI, lui, automatise une grande partie du processus avec des commandes comme wp core update et wp core update-db. La méthode WP-CLI est généralement plus rapide, mais elle nécessite que l’outil soit installé et fonctionnel sur le VPS.
Faut-il supprimer ou renommer les dossiers wp-admin et wp-includes lors d’une mise à jour manuelle ?
Il est préférable de les renommer temporairement plutôt que de les supprimer directement. Par exemple, vous pouvez renommer wp-admin en wp-admin-old et wp-includes en wp-includes-old. Cette précaution facilite un retour arrière rapide si la mise à jour WordPress manuelle échoue.
Comment revenir en arrière si la mise à jour manuelle de WordPress échoue ?
Vous pouvez restaurer le snapshot VPS créé avant l’intervention, remettre en place les anciens dossiers wp-admin et wp-includes, ou restaurer la sauvegarde complète des fichiers et de la base de données. Le choix dépend de la gravité du problème et des sauvegardes disponibles.
WP-CLI est-il disponible sur un VPS LWS ?
Un VPS LWS avec accès root permet d’installer et d’utiliser WP-CLI. Selon l’image système ou la configuration choisie, l’outil peut nécessiter une installation manuelle. Avant de suivre la méthode WP-CLI, vérifiez sa présence avec la commande wp --info.
Le dossier wp-content est-il affecté par une mise à jour manuelle de WordPress ?
Le dossier wp-content ne doit pas être remplacé entièrement. Il contient les thèmes, plugins, médias et fichiers personnalisés du site. Lors d’un wordpress core update manuel, il faut uniquement fusionner les fichiers nécessaires avec prudence, par exemple avec cp -rn, afin d’éviter d’écraser les contenus existants.
Conclusion
Savoir mettre à jour WordPress manuellement sur VPS permet de garder le contrôle lorsque l’interface wp-admin ne suffit plus. Avec une connexion SSH, vous pouvez remplacer les fichiers du core, corriger les permissions, finaliser la base de données et résoudre une mise à jour bloquée sans dépendre de l’interface graphique.✔ La clé reste la préparation : vérification du serveur, snapshot VPS, sauvegarde des fichiers et export de la base de données. Pour les administrateurs réguliers, WP-CLI représente ensuite la méthode la plus rapide et la plus fiable pour maintenir WordPress à jour.🔁 En appliquant ces bonnes pratiques, vous réduisez les risques d’interruption, protégez vos données et sécurisez durablement vos sites WordPress hébergés sur un VPS Linux.
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Vous avez déjà réalisé une mise à jour WordPress manuelle sur un VPS ou rencontré un blocage pendant l’opération ? Partagez votre retour d’expérience en commentaire : vos questions et astuces pourront aider d’autres administrateurs WordPress.

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