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Comment rendre son site web accessible : guide WCAG pour WordPress

30 juillet 2026
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Comment rendre son site web accessible : guide WCAG pour WordPress

Vous gérez un site WordPress, une boutique en ligne ou un site de services, et vous entendez de plus en plus parler d’accessibilité numérique, de WCAG, de RGAA ou encore d’European Accessibility Act ? 🤔Ce sujet n’est plus réservé aux grandes plateformes ou aux organismes publics. Depuis l’entrée en application de nouvelles obligations européennes, rendre un site web accessible devient un enjeu concret pour de nombreux propriétaires de sites.

L’accessibilité site web WCAG consiste à permettre à tous les utilisateurs, y compris les personnes en situation de handicap, de consulter, comprendre et utiliser un site dans de bonnes conditions. ✨Cela concerne les textes, les images, les formulaires, les contrastes, la navigation au clavier ou encore la compatibilité avec les lecteurs d’écran. Si vous débutez avec WordPress, vous pouvez aussi consulter les fondamentaux pour créer un site WordPress moderne et accessible.

Objectif

👇L’objectif de ce guide est de vous aider à comprendre simplement les règles liées à l’accessibilité site web WCAG et à les appliquer concrètement sur un site WordPress. Nous allons clarifier la différence entre les WCAG, le RGAA et l’European Accessibility Act, puis voir comment savoir si votre site est concerné par une obligation légale.😊 Vous découvrirez également une méthode pratique pour réaliser un premier audit d’accessibilité WordPress, corriger les erreurs les plus fréquentes et utiliser des outils gratuits comme WAVE, Lighthouse ou WebAIM Contrast Checker. L’idée n’est pas de vous transformer en expert technique, mais de fournir une démarche claire, progressive et actionnable. À la fin de ce tutoriel, vous saurez identifier les principaux obstacles d’accessibilité, améliorer vos contenus, tester votre site et mettre en place une checklist de suivi durable.⚡

Pré-requis

Avant de commencer à améliorer l’accessibilité de votre site WordPress, quelques prérequis simples sont nécessaires :

  • Vous devez disposer d’un accès administrateur au tableau de bord WordPress, afin de pouvoir modifier les pages, les articles, les médias, le thème ou les extensions installées.
  • Aucune compétence technique avancée n’est indispensable pour appliquer la majorité des conseils de ce guide. Les corrections les plus courantes concernent par exemple les textes alternatifs des images, la structure des titres, la lisibilité des liens ou le contraste des couleurs.
  • Des bases en HTML et CSS peuvent toutefois être utiles pour corriger certains problèmes plus précis, notamment ceux liés au thème ou aux styles visuels.
  • Vous devez aussi pouvoir installer des extensions WordPress, accéder au thème actif et prévoir un peu de temps pour tester votre site manuellement. Pour cela, vous pouvez utiliser des outils gratuits déjà disponibles sur votre ordinateur, comme VoiceOver sur Mac ou le Narrateur Windows, ainsi qu’une simple navigation au clavier avec les touches Tab, Shift + Tab et Entrée.

WCAG, RGAA, European Accessibility Act : comprendre le cadre réglementaire

WCAG, RGAA, European Accessibility Act : comprendre le cadre réglementaire

Avant de corriger un site, il est important de comprendre les principaux repères de l’accessibilité numérique. Trois notions reviennent souvent : les WCAG, le RGAA et l’European Accessibility Act.

Les WCAG constituent la norme technique internationale utilisée pour définir ce qu’est un contenu web accessible. Le RGAA correspond à la déclinaison française opérationnelle de ces règles, notamment utilisée pour auditer les sites francophones. L’European Accessibility Act, de son côté, introduit un cadre légal européen qui étend les exigences d’accessibilité à plusieurs services numériques privés, dont certains sites e-commerce.

Ces notions sont complémentaires : les WCAG donnent les critères techniques, le RGAA les adapte au contexte français, et l’EAA précise les obligations applicables à certains acteurs.

1. Les WCAG : la norme technique internationale

Les WCAG, pour Web Content Accessibility Guidelines, sont les règles internationales de référence pour rendre un site web accessible. Elles sont publiées par le W3C, l’organisme qui définit de nombreux standards du Web. La version WCAG 2.2 a été publiée comme recommandation officielle le 5 octobre 2023, puis mise à jour en décembre 2024.

Concrètement, les WCAG ne sont pas un outil WordPress ni un plugin. Il s’agit d’un ensemble de critères permettant de vérifier si une page web peut être utilisée par tous, y compris par les personnes ayant un handicap visuel, auditif, moteur, cognitif ou temporaire.

Les critères sont répartis en trois niveaux de conformité :

Niveau Signification Exemples de critères

A

Niveau minimum d’accessibilité

Texte alternatif sur les images, navigation au clavier de base

AA

Niveau généralement recommandé et attendu

Contraste suffisant, focus visible, sous-titres pour certaines vidéos

AAA

Niveau avancé, rarement exigé pour tout un site

Contraste renforcé, contenus simplifiés, exigences plus poussées

Pour un site WordPress professionnel, le niveau AA WCAG est généralement l’objectif le plus réaliste. Il permet de couvrir les principaux besoins d’accessibilité sans imposer des contraintes parfois difficiles à appliquer à l’ensemble d’un site.

Les WCAG reposent sur quatre grands principes, souvent résumés par l’acronyme POUR :

  • Perceptible : l’information doit pouvoir être perçue par tous, par exemple grâce aux textes alternatifs, aux contrastes suffisants ou aux sous-titres.
  • Opérable : l’interface doit pouvoir être utilisée sans souris, notamment au clavier.
  • Utilisable / Compréhensible : les contenus, les formulaires et les parcours doivent être clairs, cohérents et prévisibles.
  • Robuste : le site doit rester compatible avec les technologies d’assistance comme les lecteurs d’écran ou les plages braille.

Sur WordPress, ces principes se traduisent par des actions très concrètes : bien structurer ses titres, nommer correctement ses liens, renseigner les attributs alt des images, vérifier les contrastes ou encore tester la navigation au clavier.

2. Le RGAA : la déclinaison française

Le RGAA, ou Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité, est le référentiel français utilisé pour contrôler l’accessibilité numérique. Il sert notamment de base d’audit pour les sites publics et pour les organisations soumises à des obligations d’accessibilité en France.

À la date que nous rédigeons cet article, le site officiel du RGAA indique la version 4.1.2 et présente 106 critères de contrôle, avec les tests et la méthodologie associés. Le RGAA s’appuie sur les WCAG 2.1, ce qui explique qu’il soit souvent présenté comme la traduction opérationnelle des règles internationales dans le contexte français.

Pour un propriétaire de site WordPress, le RGAA est utile parce qu’il transforme les grands principes des WCAG en points vérifiables :

  • images,
  • couleurs,
  • liens,
  • scripts,
  • formulaires,
  • navigation,
  • consultation,
  • structure de l’information ou encore documents bureautiques.

Il permet donc de passer d’une intention générale — “rendre son site accessible” — à une méthode d’analyse plus concrète.

Plus d'informations


Il faut toutefois garder une nuance importante : un site WordPress ne devient pas automatiquement conforme au RGAA parce qu’il utilise un thème récent ou un plugin d’accessibilité. La conformité dépend aussi du contenu publié, des extensions installées, du constructeur de pages utilisé et de la manière dont les formulaires, menus, boutons et médias sont intégrés.

En pratique, si votre site est francophone et potentiellement concerné par une obligation légale, le RGAA est le référentiel à consulter pour structurer votre démarche de mise en accessibilité.

3. L’European Accessibility Act : l’obligation légale

L’European Accessibility Act, ou directive européenne 2019/882, vise à harmoniser les exigences d’accessibilité applicables à certains produits et services dans l’Union européenne. Le texte prévoit une application des dispositions nationales à partir du 28 juin 2025. En France, la transposition est notamment portée par le décret n° 2023-931 du 9 octobre 2023, relatif à l’accessibilité aux personnes handicapées des produits et services.

Pour les sites web, le sujet concerne surtout les services numériques proposés à des consommateurs. D’après la fiche officielle de la DGCCRF, les obligations touchent notamment certains services de communication électronique, services bancaires, services de transport, services de médias audiovisuels, applications, billetteries ou services numériques liés à ces activités.

Cela signifie qu’un site WordPress e-commerce, une plateforme de réservation ou un service numérique B2C peut être concerné si l’activité entre dans le champ d’application. À l’inverse, un petit site vitrine sans service numérique concerné ne sera pas nécessairement soumis aux mêmes obligations. Le statut exact dépend donc de l’activité, de la taille de l’entreprise et du type de service proposé.

Les micro-entreprises fournissant des services bénéficient d’une exemption dans le cadre de la directive. Le texte européen prévoit cette exemption pour les structures de moins de 10 salariés et dont le chiffre d’affaires annuel ou le total du bilan annuel ne dépasse pas 2 millions d’euros. Service-Public Entreprendre reprend également ce seuil dans ses informations à destination des professionnels.

Concernant les sanctions, il est préférable d’éviter les chiffres approximatifs trouvés sur des sources secondaires. La fiche officielle de la DGCCRF précise que les infractions aux obligations d’accessibilité prévues au Code de la consommation relèvent de contraventions de 5e classe, avec des amendes de 7 500 €, cumulatives selon le nombre d’infractions constatées.

Pour un gestionnaire de site WordPress, la bonne approche consiste donc à ne pas attendre un contrôle ou une réclamation. Même lorsque l’obligation légale n’est pas évidente, améliorer l’accessibilité site web WCAG permet de réduire les risques, d’améliorer l’expérience utilisateur et de rendre le site plus robuste dans la durée.

Suis-je concerné : grille de décision rapide

Suis-je concerné : grille de décision rapide

La question “suis-je légalement concerné par l’accessibilité site web WCAG ?” dépend principalement de votre activité, de vos utilisateurs et de la taille de votre structure. Le tableau ci-dessous vous donne une première grille de lecture, à compléter si nécessaire par un avis juridique adapté à votre situation.

Situation Obligation légale probable Commentaire

Site vitrine sans vente en ligne, TPE de moins de 10 salariés et CA inférieur à 2 millions d’euros

Généralement non obligatoire

L’accessibilité reste fortement recommandée pour l’image, le SEO et l’expérience utilisateur

Boutique e-commerce B2C vendant à des consommateurs européens

Oui, selon le champ d’application et hors exemption applicable

Les parcours d’achat, fiches produits, formulaires et moyens de paiement doivent être particulièrement surveillés

Site institutionnel, collectivité ou organisme public

Oui

Les obligations d’accessibilité existaient déjà avant l’EAA pour le secteur public

Service de réservation, billetterie, transport, banque ou service numérique concerné

Oui dans de nombreux cas

Ces secteurs figurent parmi les services visés par le cadre européen

Prestataire web réalisant un site pour un client soumis à l’obligation

Souvent exigé contractuellement

Même si vous n’êtes pas directement responsable du service final, le client peut demander une conformité documentée

Blog personnel ou site non commercial

Généralement non obligatoire

Les bonnes pratiques restent utiles pour toucher davantage de lecteurs

Même sans obligation stricte, l’accessibilité numérique apporte des bénéfices concrets. Un site plus accessible est souvent plus clair, mieux structuré et plus facile à parcourir. Les titres hiérarchisés, les liens explicites, les textes alternatifs et un code HTML propre aident les utilisateurs, mais aussi les moteurs de recherche. C’est pourquoi il existe un lien naturel entre accessibilité et référencement naturel : vous pouvez approfondir ce point avec le lien entre accessibilité et référencement naturel.

L’accessibilité permet aussi d’élargir votre audience. Elle bénéficie aux personnes ayant un handicap permanent, mais aussi aux utilisateurs confrontés à une situation temporaire :

  • écran peu lisible en extérieur,
  • souris inutilisable,
  • fatigue visuelle,
  • connexion lente,
  • vidéo regardée sans le son ou difficulté à comprendre un formulaire complexe.

Pour un site WordPress, la meilleure décision consiste donc à traiter l’accessibilité comme un investissement durable. Commencez par les corrections les plus visibles : contrastes, navigation clavier, textes alternatifs, formulaires et structure des titres. Vous pourrez ensuite avancer progressivement vers une démarche plus complète de conformité WCAG ou RGAA.

L’accessibilité de WordPress « de base » : ce qui est déjà couvert

L’accessibilité de WordPress "de base" : ce qui est déjà couvert

WordPress dispose déjà d’une base intéressante en matière d’accessibilité numérique. Le projet WordPress intègre depuis plusieurs années une équipe dédiée, la Make WordPress Accessibility team, qui travaille sur l’amélioration du cœur du CMS. L’objectif est de rendre l’interface d’administration, l’éditeur de blocs et les thèmes par défaut plus compatibles avec les recommandations WCAG.

Dans les versions récentes, l’éditeur Gutenberg aide déjà les créateurs de contenus à éviter certaines erreurs courantes. Par exemple, il peut signaler des problèmes de contraste ou faciliter l’organisation des titres dans les pages et les articles. Les thèmes WordPress récents, comme Twenty Twenty-Four, sont également conçus avec davantage d’attention portée à la navigation au clavier, à la lisibilité et à la structure HTML.

Vous pouvez d’ailleurs découvrir un thème WordPress conçu avec l’accessibilité en tête si vous souhaitez partir sur une base moderne.

Mais il faut garder une idée essentielle : WordPress ne garantit pas automatiquement la conformité WCAG ou RGAA de votre site. Le cœur du CMS peut être bien conçu, mais votre site dépend aussi du thème installé, des extensions ajoutées, du constructeur de pages utilisé et surtout du contenu que vous publiez.

Une image sans texte alternatif, un bouton mal nommé, un formulaire sans label ou un contraste insuffisant peuvent rendre une page difficile à utiliser, même sur une installation WordPress récente. De la même manière, certains page builders, carrousels, pop-ups ou plugins tiers peuvent introduire des problèmes de navigation au clavier ou de compatibilité avec les lecteurs d’écran.

Il faut donc voir WordPress comme une bonne base de départ, mais pas comme une solution complète. Pour améliorer réellement l’accessibilité d’un site WordPress, vous devez auditer vos pages, tester les parcours importants et corriger progressivement les erreurs détectées.

Auditer son site WordPress : outils et méthode

Auditer son site WordPress : outils et méthode

Avant de modifier votre thème ou d’installer un plugin d’accessibilité WordPress, il est préférable de commencer par un audit simple. L’objectif n’est pas de tout corriger en une seule fois, mais d’identifier les obstacles les plus visibles pour les utilisateurs.

Un bon audit combine deux approches : des outils automatisés pour repérer rapidement les erreurs techniques, puis des tests manuels pour vérifier l’expérience réelle de navigation. Cette méthode permet d’obtenir une vision plus fiable de l’accessibilité site web WCAG.

1. Outils d’audit automatisé gratuits

Plusieurs outils gratuits permettent d’obtenir un premier diagnostic de l’accessibilité WordPress.

WAVE est l’un des outils les plus pratiques pour débuter. Il suffit d’indiquer l’URL d’une page, puis l’outil affiche directement les erreurs sur la page analysée à l’aide d’icônes visuelles.

Il permet notamment de repérer les images sans attribut alt, les erreurs de contraste, les titres mal structurés ou certains problèmes de formulaire.

Résultats après évaluation sur WAVE

Lighthouse, intégré à Chrome DevTools, propose également un score d’accessibilité. Il analyse la page et fournit une liste de recommandations. Ce score ne doit pas être considéré comme une preuve de conformité, mais il aide à prioriser les premières corrections.

Enfin, WebAIM Contrast Checker est très utile pour vérifier les contrastes entre le texte et le fond. Pour viser le niveau AA WCAG, les textes classiques doivent respecter un ratio de contraste suffisant, notamment lorsque votre charte graphique utilise des couleurs claires ou des nuances de gris.

À ce stade, il est conseillé de tester au minimum la page d’accueil, une page de service, une page produit, un article de blog et un formulaire de contact.

2. Ce qu’un audit automatisé ne détecte pas

Les outils automatisés sont utiles, mais ils ne détectent qu’une partie des problèmes d’accessibilité numérique. Ils peuvent signaler l’absence d’un attribut alt, mais ils ne savent pas toujours si le texte alternatif rédigé est réellement pertinent. Une image peut donc passer le test technique tout en restant peu compréhensible pour un utilisateur de lecteur d’écran.

De la même façon, un outil peut vérifier la présence de titres, mais il ne comprend pas toujours la logique éditoriale complète d’une page. Il peut aussi manquer certains problèmes liés aux menus déroulants, aux pop-ups, aux carrousels ou aux parcours complexes.

C’est pourquoi un audit fiable doit toujours inclure une part de test humain. Pour un site WordPress, cela signifie parcourir les pages principales comme un visiteur réel, vérifier si les liens sont explicites, si les formulaires sont compréhensibles et si la navigation reste fluide sans souris.

3. Test manuel simple à réaliser soi-même

Un audit d’accessibilité WordPress ne doit pas se limiter aux outils automatiques. Pour comprendre ce que vivent réellement certains visiteurs, vous pouvez réaliser quelques tests manuels simples, sans compétence technique avancée.

Commencez par tester la navigation au clavier. Sur une page importante de votre site, n’utilisez plus la souris et déplacez-vous uniquement avec la touche Tab. La combinaison Shift + Tab permet de revenir en arrière, tandis que la touche Entrée sert à activer un lien ou un bouton. Pendant ce test, vérifiez que chaque élément interactif est accessible : menu, bouton, lien, formulaire, filtre produit, fenêtre pop-up ou barre de recherche.

Un point essentiel est la visibilité du focus clavier. Lorsque vous appuyez sur Tab, vous devez toujours voir clairement où vous vous trouvez dans la page. Si aucun contour, soulignement ou changement visuel n’apparaît, l’utilisateur naviguant au clavier risque d’être perdu.

Vous pouvez ensuite tester quelques pages avec un lecteur d’écran. Sur Mac, VoiceOver est intégré gratuitement. Sur Windows, vous pouvez utiliser le Narrateur Windows. L’objectif n’est pas de maîtriser parfaitement ces outils, mais de vérifier si les titres, liens, boutons et champs de formulaire sont annoncés de manière compréhensible.

Pour un premier contrôle, testez au minimum la page d’accueil, une page produit ou service, le formulaire de contact et le tunnel de commande si vous gérez une boutique WooCommerce.

Les erreurs d’accessibilité les plus fréquentes et comment les corriger sur WordPress

Les erreurs d’accessibilité les plus fréquentes et comment les corriger sur WordPress

La majorité des problèmes d’accessibilité site web WCAG rencontrés sur WordPress viennent de quelques erreurs récurrentes : images sans texte alternatif, contrastes trop faibles, titres mal hiérarchisés, formulaires peu clairs, navigation clavier bloquée ou liens trop vagues.

Bonne nouvelle : ces erreurs sont souvent simples à identifier et peuvent être corrigées progressivement depuis le tableau de bord WordPress, le thème ou les extensions utilisées. L’objectif est de commencer par les corrections à fort impact, celles qui améliorent immédiatement l’expérience des visiteurs.

1. Images sans texte alternatif

Le texte alternatif, aussi appelé attribut alt, permet de décrire une image aux personnes qui ne peuvent pas la voir. Il est lu par les lecteurs d’écran et aide les utilisateurs à comprendre le rôle de l’image dans la page.

Sur un site WordPress, chaque image porteuse de sens doit avoir un texte alternatif clair. Par exemple, pour une capture montrant un formulaire de contact, un bon texte alternatif pourrait être : “Formulaire de contact WordPress avec champs nom, email et message”. À l’inverse, un texte comme “image1.jpg” ou “photo” n’apporte aucune information utile.

Pour ajouter un texte alternatif dans WordPress, allez dans la section « Médiathèque », sélectionnez l’image concernée, puis remplissez le champ “Texte alternatif” dans le panneau de détails. Vous pouvez aussi le faire directement depuis le bloc Image dans l’éditeur Gutenberg.

Texte alternatifs

Toutes les images n’ont toutefois pas besoin d’une description. Une image purement décorative doit idéalement avoir un attribut alt="" vide, afin d’être ignorée par les lecteurs d’écran. L’erreur fréquente consiste à laisser l’attribut absent ou à décrire inutilement une image qui n’apporte aucune information.

2. Contraste insuffisant

Le contraste correspond à la différence visuelle entre la couleur du texte et celle de l’arrière-plan. Un contraste trop faible rend la lecture difficile, notamment pour les personnes malvoyantes, daltoniennes ou simplement dans une situation inconfortable, par exemple sur un écran mobile en plein soleil.

Pour viser le niveau AA WCAG, le texte normal doit respecter un ratio de contraste d’au moins 4,5:1. Pour les textes larges, le ratio minimal attendu est de 3:1. Ces seuils concernent aussi certains éléments d’interface, comme les boutons, les icônes importantes ou les bordures de champs de formulaire.

Dans WordPress, les problèmes de contraste viennent souvent de la charte graphique du thème : texte gris clair sur fond blanc, bouton pastel avec texte blanc, lien bleu trop pâle ou bannière avec texte superposé sur une image. Même si le résultat semble esthétique, il peut être difficile à lire.

Pour vérifier vos couleurs, utilisez un outil comme WebAIM Contrast Checker. Il suffit d’indiquer la couleur du texte et celle du fond pour obtenir le ratio exact. Si le contraste est insuffisant, modifiez les couleurs depuis les réglages du thème, l’éditeur de site WordPress ou la feuille CSS personnalisée.

Une bonne pratique consiste à tester en priorité les zones stratégiques : menu principal, boutons d’appel à l’action, formulaires, prix, messages d’erreur, liens et textes importants.

3. Structure de titres incohérente

La structure des titres joue un rôle essentiel dans l’accessibilité site web WCAG. Elle permet aux visiteurs de comprendre rapidement l’organisation d’une page, mais aussi aux lecteurs d’écran de naviguer plus facilement entre les différentes parties du contenu.

Sur une page WordPress, le H1 correspond généralement au titre principal de la page ou de l’article. Il ne doit idéalement y en avoir qu’un seul. Les autres titres doivent ensuite suivre une hiérarchie logique : H2 pour les grandes parties, H3 pour les sous-parties, puis H4 si un niveau supplémentaire est vraiment nécessaire.

Une erreur fréquente consiste à choisir un niveau de titre pour son apparence visuelle plutôt que pour son rôle structurel. Par exemple, utiliser un H4 simplement parce qu’il est plus petit, alors qu’il devrait s’agir d’un H2, peut rendre la page confuse pour les technologies d’assistance.

Les titres dans Gutenberg

Dans l’éditeur Gutenberg, utilisez le bloc Titre en respectant l’ordre logique des niveaux. Si un titre est trop grand ou trop petit visuellement, modifiez plutôt le style du thème ou les réglages typographiques, sans casser la structure éditoriale.

Cette bonne pratique sert aussi le référencement naturel, car une page bien hiérarchisée aide les moteurs de recherche à mieux comprendre le contenu.

4. Formulaires sans labels explicites

Les formulaires WordPress sont des zones sensibles pour l’accessibilité numérique. Un formulaire de contact, un formulaire de commande ou une inscription à une newsletter doit être compréhensible par tous les utilisateurs, y compris ceux qui naviguent avec un lecteur d’écran.

Formulaire de contact

Chaque champ doit être associé à un label explicite. Le label indique clairement ce que l’utilisateur doit saisir : nom, adresse e-mail, numéro de téléphone, message, adresse de livraison, etc. Il ne faut pas se contenter d’un simple placeholder, car ce texte disparaît souvent dès que l’utilisateur commence à écrire.

Exemple de champ correctement structuré :

<label for="email">Adresse e-mail</label>
<input type="email" id="email" name="email" required>

Dans cet exemple, le texte “Adresse e-mail” est lié au champ grâce à l’attribut for du label et à l’attribut id du champ. Cette association permet au lecteur d’écran d’annoncer correctement le champ à l’utilisateur.

Si vous utilisez une extension comme Contact Form 7, WPForms, Gravity Forms ou un module de formulaire intégré à un page builder, vérifiez que chaque champ possède bien un libellé visible ou techniquement associé.

Contrôlez aussi les messages d’erreur : ils doivent expliquer clairement le problème, par exemple “Veuillez renseigner une adresse e-mail valide”, plutôt qu’un simple “Erreur”.

Un formulaire accessible doit être simple, lisible, utilisable au clavier et compréhensible sans indication visuelle uniquement basée sur la couleur.

5. Navigation au clavier bloquée

La navigation au clavier est l’un des tests les plus importants pour évaluer l’accessibilité d’un site WordPress. Certaines personnes ne peuvent pas utiliser de souris et se déplacent uniquement avec les touches du clavier, notamment Tab, Shift + Tab, Entrée et parfois Échap.

Un site accessible doit permettre de parcourir tous les éléments interactifs dans un ordre logique : menu, liens, boutons, champs de formulaire, filtres, fenêtres modales ou boutons de fermeture. Le visiteur doit toujours savoir où il se trouve grâce à un focus visible.

Les problèmes apparaissent souvent avec des éléments ajoutés par des extensions : menus déroulants, pop-ups, carrousels, bannières de cookies, filtres e-commerce ou modules animés. Dans certains cas, le focus clavier entre dans un élément et ne peut plus en sortir. On parle alors de piège au clavier.

Après l’installation d’un nouveau plugin d’interface, testez systématiquement les pages principales sans souris. Vérifiez notamment que la touche Échap permet de fermer une fenêtre modale ou une pop-up, et que la touche Tab ne saute pas des éléments importants.

Si le focus est invisible, le problème vient parfois du CSS du thème, par exemple avec une règle qui supprime le contour par défaut :

a:focus,
button:focus {
  outline: 2px solid #005fcc;
  outline-offset: 3px;
}

Ce code ajoute un indicateur de focus clair sur les liens et les boutons. Il doit être adapté à la charte graphique du site, tout en restant suffisamment visible.

6. Liens et boutons peu explicites

Les liens et boutons doivent indiquer clairement l’action ou la destination proposée. C’est une règle simple, mais très importante pour l’accessibilité site web WCAG.

Des libellés comme “cliquez ici”, “en savoir plus” ou “lire la suite” deviennent problématiques lorsqu’ils sont répétés plusieurs fois sur une même page. Un utilisateur de lecteur d’écran peut afficher la liste des liens d’une page : si tous les liens ont le même intitulé, il ne peut pas savoir lequel mène vers une offre, un article, un formulaire ou une page produit.

Il est préférable d’utiliser des intitulés précis, par exemple :

  • Découvrir nos offres d’hébergement WordPress
  • Télécharger la checklist d’accessibilité
  • Lire le guide complet sur les WCAG
  • Contacter le support technique

Même logique pour les boutons d’un site e-commerce WordPress. Un bouton “Valider” peut être ambigu, alors qu’un bouton “Valider ma commande” ou “Créer mon compte client” est beaucoup plus clair.

Cette amélioration aide les personnes en situation de handicap, mais aussi tous les visiteurs. Un lien explicite réduit l’hésitation, améliore la compréhension du parcours et peut renforcer les performances de conversion.

Les plugins WordPress pour l’accessibilité

Les plugins WordPress pour l’accessibilité

Les plugins WordPress pour l’accessibilité peuvent vous aider à corriger certains problèmes courants ou à ajouter des fonctionnalités utiles pour les visiteurs. Ils ne doivent toutefois jamais être considérés comme une solution magique. Un plugin peut faciliter votre démarche, mais il ne remplace pas un vrai audit d’accessibilité, une bonne structure de contenu et un thème correctement développé.

Parmi les extensions souvent citées, WP Accessibility, développé par Joe Dolson, vise à corriger plusieurs problèmes fréquents liés à l’accessibilité de WordPress, notamment certains éléments de navigation, de focus ou de structure. La fiche officielle de l’extension indique qu’elle peut être installée depuis le tableau de bord WordPress puis activée comme n’importe quel plugin.

All in One Accessibility fonctionne différemment : il ajoute un widget d’accessibilité côté visiteur, avec des options d’aide à la lecture ou à l’affichage. Sa fiche WordPress.org le présente comme un widget permettant d’améliorer l’expérience utilisateur et de prendre en charge différents référentiels d’accessibilité, dont les WCAG, l’EAA ou le RGAA.

Plugin Fonction principale À retenir

WP Accessibility

Corrige ou améliore certains points d’accessibilité courants dans WordPress

Utile comme complément technique, notamment pour les liens d’évitement, le focus ou certains réglages

All in One Accessibility

Ajoute une barre ou un widget d’accessibilité visible côté visiteur

Peut améliorer le confort de navigation, mais ne corrige pas à lui seul le code, le thème ou les contenus

Outils d’audit externes

WAVE, Lighthouse, WebAIM Contrast Checker

À utiliser en complément pour repérer les erreurs et prioriser les corrections

Le point le plus important est le suivant : une barre d’outils d’accessibilité ne rend pas automatiquement un site conforme aux WCAG ou au RGAA. Elle peut aider certains visiteurs à ajuster l’affichage, mais elle ne corrigera pas une image sans texte alternatif, un formulaire sans label, un menu inaccessible au clavier ou une mauvaise hiérarchie de titres.

Avant d’installer une extension, vérifiez toujours sa compatibilité avec votre version de WordPress, sa date de dernière mise à jour, les avis récents et les fonctionnalités réellement proposées. Si votre site utilise un constructeur de pages comme Elementor, Divi ou Beaver Builder, consultez également les réglages d’accessibilité propres à l’outil. Certains modules permettent d’ajouter des attributs, d’améliorer les libellés ou de mieux gérer la structure HTML.

Avec un hébergement WordPress LWS avec WP Manager, vous pouvez installer vos extensions depuis l’administration WordPress ou depuis les outils proposés dans votre espace client. Avant de tester un nouveau plugin d’accessibilité, pensez aussi à réaliser une sauvegarde ou à travailler dans un environnement de test.

Vous souhaitez améliorer l’accessibilité de votre site WordPress sans prendre de risques sur votre site en production ? WP Manager LWS vous aide à gérer votre installation WordPress, vos extensions et vos sauvegardes plus simplement.

Voir l’hébergement WordPress LWS

Corriger le thème et le contenu : points techniques

Corriger le thème et le contenu : points techniques

Après les premières corrections de contenu, il faut parfois intervenir sur des éléments plus techniques : le thème WordPress, les vidéos, les documents téléchargeables ou certains styles CSS. Ces points peuvent sembler secondaires, mais ils ont un impact direct sur l’accessibilité site web WCAG.

Un site peut avoir de bons textes alternatifs et une bonne structure de titres, mais rester difficile à utiliser si son thème bloque la navigation au clavier, masque le focus, affiche des contrastes trop faibles ou génère un code HTML peu compréhensible pour les lecteurs d’écran.

L’objectif n’est pas forcément de tout refaire. Commencez par identifier les zones à fort impact : menu principal, en-tête, pied de page, formulaires, pages de vente, pages produits, tunnel de commande, documents PDF et contenus multimédias.

1. Choisir un thème conçu avec l’accessibilité en tête

Le choix du thème WordPress influence fortement l’accessibilité d’un site. Un thème bien conçu doit proposer une structure HTML claire, des contrastes lisibles, une navigation au clavier cohérente et un focus visible sur les liens et les boutons.

Les thèmes par défaut récents de WordPress, comme Twenty Twenty-Four, sont généralement de meilleures bases que de nombreux thèmes anciens ou très chargés. Ils sont pensés pour fonctionner avec l’éditeur de blocs et suivent davantage les bonnes pratiques modernes de développement WordPress. L’équipe Accessibilité de WordPress indique travailler à l’amélioration de l’accessibilité du cœur du CMS, en lien avec les tickets WordPress Core et les contributions de la communauté.

Si votre site utilise un thème tiers ancien, posez-vous quelques questions simples :

  • Le thème a-t-il été mis à jour récemment ?
  • Le menu fonctionne-t-il correctement au clavier ?
  • Les boutons et liens ont-ils un état de focus visible ?
  • Les contrastes sont-ils suffisants ?
  • Le thème est-il compatible avec les dernières versions de WordPress ?
  • Les avis ou la documentation mentionnent-ils l’accessibilité ?

Si plusieurs réponses sont négatives, il peut être plus efficace de changer de thème que de corriger manuellement chaque problème. Pour un site professionnel, notamment un site e-commerce WordPress, partir d’un thème moderne et maintenu est souvent plus sûr.

2. Vidéos et contenus audio

Les vidéos et les contenus audio doivent aussi être pensés dans une démarche d’accessibilité numérique. Une vidéo sans sous-titres peut exclure les personnes sourdes ou malentendantes, mais aussi les visiteurs qui consultent votre site sans le son, par exemple dans les transports ou au bureau.

Pour chaque vidéo importante, prévoyez au minimum des sous-titres relus manuellement. Les plateformes comme YouTube ou Vimeo peuvent générer automatiquement des sous-titres, mais ces transcriptions contiennent souvent des erreurs. Il est donc préférable de les corriger avant publication, surtout pour une vidéo commerciale, pédagogique ou juridique.

Pour un contenu audio, comme une interview, un podcast ou un message explicatif, ajoutez une transcription textuelle. Cela permet aux lecteurs d’accéder au contenu sans écouter l’audio, tout en améliorant la compréhension et parfois le référencement naturel de la page.

Sur WordPress, vous pouvez intégrer la transcription directement sous la vidéo ou dans un bloc repliable si elle est longue. L’essentiel est que l’information reste accessible, lisible et facilement trouvable.

3. PDF et documents téléchargeables

L’accessibilité site web WCAG ne concerne pas uniquement les pages HTML de votre site WordPress. Les documents proposés en téléchargement, comme les PDF, catalogues, brochures, notices, livres blancs ou conditions générales, doivent également être pris en compte lorsqu’ils font partie du parcours utilisateur.

Un PDF peut être difficile, voire impossible à lire avec un lecteur d’écran, s’il s’agit simplement d’une image scannée. Dans ce cas, le texte n’est pas réellement sélectionnable ni interprétable par les technologies d’assistance. Pour être plus accessible, un document doit contenir du texte réel, une structure logique de titres, des listes correctement formatées, des tableaux compréhensibles et des alternatives aux images importantes.

Sur un site e-commerce WordPress, cela peut concerner une fiche technique, un guide d’utilisation, un bon de commande ou un document contractuel. Sur un site de services, cela peut concerner une brochure commerciale ou un formulaire téléchargeable. Si ces documents sont indispensables pour comprendre une offre ou finaliser une démarche, leur accessibilité devient un point important.

Avant de publier un PDF, vérifiez au minimum que :

  • le texte est sélectionnable ;
  • les titres sont structurés ;
  • les images utiles sont décrites ;
  • l’ordre de lecture est logique ;
  • le document n’est pas uniquement constitué de captures ou de scans ;
  • une version HTML alternative est proposée si le PDF est complexe.

Dans une logique WCAG et RGAA, il est souvent préférable de publier les informations essentielles directement dans une page WordPress accessible, plutôt que de les enfermer uniquement dans un document téléchargeable.

Rédiger la déclaration d’accessibilité (pour les sites concernés par l’obligation légale)

Rédiger la déclaration d’accessibilité (pour les sites concernés par l’obligation légale)

Pour les organisations concernées par une obligation d’accessibilité numérique, la déclaration d’accessibilité est un document important. Elle permet d’indiquer publiquement le niveau de conformité du site, les éventuelles limites constatées et les moyens mis à disposition des utilisateurs pour signaler un problème.

Le site officiel du RGAA précise qu’une déclaration d’accessibilité doit notamment signaler les contenus non accessibles, en distinguant les non-conformités, les contenus exemptés et les éventuelles dérogations pour charge disproportionnée. Il propose également un modèle de déclaration à adapter au site concerné.

Pour un site WordPress concerné, cette déclaration peut prendre la forme d’une page dédiée, accessible depuis le pied de page ou depuis une page “Accessibilité”. Elle doit être rédigée de manière claire, sans jargon inutile, afin que les visiteurs comprennent facilement l’état réel du site.

Une déclaration d’accessibilité peut contenir :

  • le nom du site ou du service concerné ;
  • le référentiel utilisé, par exemple le RGAA ;
  • le niveau de conformité déclaré : conforme, partiellement conforme ou non conforme ;
  • la date de l’audit ou de l’auto-évaluation ;
  • les contenus ou fonctionnalités non encore accessibles ;
  • les actions prévues pour corriger les problèmes ;
  • un moyen de contact pour signaler une difficulté ;
  • les voies de recours si l’utilisateur ne reçoit pas de réponse satisfaisante.

Le RGAA indique aussi que la page d’accueil des services concernés doit afficher une mention d’accessibilité, par exemple “Accessibilité : totalement conforme”, “Accessibilité : partiellement conforme” ou “Accessibilité : non conforme”, selon les résultats disponibles.

Dans le cadre de l’European Accessibility Act, tous les sites WordPress ne sont pas concernés de la même façon. La DGCCRF rappelle que les exigences d’accessibilité s’appliquent depuis le 28 juin 2025 à certains produits et services, notamment le commerce électronique, les services bancaires, les services de transport, les communications électroniques ou encore certains services de médias audiovisuels.

Si votre site entre dans ce périmètre, évitez de publier une déclaration vague ou trop optimiste. Il vaut mieux indiquer clairement que le site est en cours d’amélioration, lister les points non conformes identifiés et documenter les actions prévues. Une déclaration honnête et suivie est plus crédible qu’une promesse de conformité totale non vérifiée.

Vérification du bon fonctionnement : checklist finale

Une fois les principales corrections appliquées, prenez le temps de vérifier le bon fonctionnement de votre site. Cette checklist d’accessibilité WordPress vous aide à contrôler les points essentiels avant de considérer votre première phase d’amélioration comme terminée.

Point à vérifier Action recommandée

Audit automatisé

Lancer un test avec WAVE ou Lighthouse sur les pages principales

Images

Vérifier que chaque image porteuse de sens possède un texte alternatif utile

Contrastes

Tester les couleurs avec WebAIM Contrast Checker et viser le niveau AA WCAG

Navigation clavier

Parcourir le site avec Tab, Shift + Tab et Entrée, sans utiliser la souris

Focus visible

Vérifier qu’un contour ou indicateur clair apparaît sur les liens, boutons et champs

Formulaires

Contrôler la présence de labels explicites et de messages d’erreur compréhensibles

Structure de titres

Confirmer la présence d’un H1 unique et d’une hiérarchie logique H2, H3, H4

Liens et boutons

Remplacer les libellés vagues comme “cliquez ici” par des intitulés explicites

Vidéos et audios

Ajouter des sous-titres, transcriptions ou alternatives textuelles

PDF

Vérifier que les documents importants sont lisibles et structurés

Plugins

Tester les pop-ups, menus, carrousels et modules ajoutés par des extensions

Déclaration d’accessibilité

Publier ou mettre à jour la page si votre site est concerné par l’obligation légale

Pour un site WordPress professionnel, commencez par les pages les plus importantes : page d’accueil, pages de services, fiches produits, panier, commande, contact et contenus générant le plus de trafic. Ces pages ont généralement le plus fort impact sur l’expérience utilisateur, le référencement naturel et la conversion.

L’idéal est de conserver une trace de vos vérifications : date de l’audit, outils utilisés, corrections réalisées, problèmes restants et prochaines actions prévues. Cette documentation vous aidera à suivre les progrès dans le temps, surtout si plusieurs personnes interviennent sur le site.

Erreurs fréquentes et cas de blocage

Même avec de bonnes intentions, certaines erreurs reviennent souvent lorsqu’on cherche à rendre un site WordPress accessible. Les identifier dès le départ permet d’éviter les fausses bonnes solutions et de gagner du temps.

Erreur fréquente Cause probable Solution recommandée

Installer un plugin d’accessibilité WordPress et considérer le site conforme

Un widget ou une barre d’outils ne corrige pas les problèmes structurels du thème, du code et des contenus

Utiliser le plugin comme complément, puis réaliser un vrai audit des pages

Avoir un contraste correct “à l’œil”, mais insuffisant au test

Certaines couleurs de marque semblent lisibles, mais ne respectent pas les ratios WCAG

Tester les couleurs avec WebAIM Contrast Checker avant validation

Ne plus voir le focus clavier

Le thème ou une règle CSS supprime l’outline par défaut du navigateur

Ajouter un style de focus visible adapté à la charte graphique

Renseigner des textes alternatifs génériques

Import d’images en masse ou manque de méthode éditoriale

Décrire uniquement les images porteuses de sens avec un texte utile et contextualisé

Utiliser des titres pour leur apparence visuelle

Confusion entre style graphique et structure éditoriale

Respecter la hiérarchie H1, H2, H3, puis ajuster l’apparence via le thème ou le CSS

Avoir une pop-up impossible à fermer au clavier

Plugin tiers ou module mal configuré

Tester la touche Échap, le focus et la fermeture avant mise en production

Publier des PDF scannés non lisibles

Document transformé en image sans texte exploitable

Fournir une version HTML ou un PDF correctement structuré

Afficher des messages d’erreur trop vagues

Formulaire mal configuré ou traduction incomplète

Écrire des messages précis, par exemple “Veuillez saisir une adresse e-mail valide”

Une autre erreur consiste à traiter l’accessibilité numérique comme une tâche ponctuelle. En réalité, chaque nouveau contenu peut créer un problème : image sans texte alternatif, tableau mal structuré, nouvelle couleur de bouton, formulaire ajouté par une extension, vidéo sans sous-titres ou lien peu clair.

La bonne méthode consiste à intégrer quelques réflexes simples dans votre routine WordPress. Avant de publier une page, vérifiez les titres, les images, les liens, les contrastes et les formulaires. Après l’installation d’un nouveau plugin visuel, testez toujours la navigation au clavier. Cette régularité permet de maintenir un bon niveau d’accessibilité site web WCAG sans devoir tout reprendre dans l’urgence.

Bonnes pratiques

Bonnes pratiques

Rendre un site WordPress accessible ne consiste pas seulement à corriger quelques erreurs visibles. C’est une démarche continue qui doit être intégrée à votre façon de créer, modifier et publier des contenus.

La première bonne pratique consiste à penser l’accessibilité numérique dès la conception. Il est toujours plus simple de choisir un thème lisible, des couleurs contrastées et une structure claire dès le départ que de corriger un site complet plusieurs mois plus tard. Cette logique s’applique aussi aux nouvelles pages, aux fiches produits, aux formulaires, aux articles de blog et aux contenus téléchargeables.

Avant toute modification importante du thème, du CSS ou des extensions, pensez également à créer une sauvegarde WordPress. Une correction liée au focus clavier, aux couleurs ou à la structure d’un modèle peut avoir des effets inattendus sur l’affichage du site. Les sauvegardes automatiques proposées avec les solutions LWS permettent de restaurer plus facilement un site en cas d’erreur.

Priorisez ensuite les corrections à fort impact. Commencez par les points qui bloquent le plus d’utilisateurs :

  • contraste insuffisant,
  • absence de texte alternatif,
  • formulaires peu clairs,
  • navigation impossible au clavier,
  • liens ambigus et structure de titres incohérente.

Les critères plus avancés peuvent être traités dans un second temps.

Il est aussi recommandé de documenter vos efforts. Notez les audits réalisés, les outils utilisés, les pages testées, les problèmes corrigés et les éléments encore à améliorer. Cette documentation est utile pour suivre la progression du site, former les personnes qui publient du contenu et justifier une démarche sérieuse si votre organisation est concernée par une obligation légale.

Enfin, testez régulièrement votre site après chaque changement important. Un nouveau plugin, une pop-up marketing, un formulaire de paiement ou une refonte graphique peut introduire de nouveaux problèmes d’accessibilité site web WCAG. L’objectif n’est pas d’atteindre la perfection en une journée, mais de maintenir une amélioration durable.

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FAQ

Mon site WordPress est-il légalement obligé de respecter les normes WCAG ?

Cela dépend de votre activité. Un site WordPress e-commerce ou un service numérique B2C peut être concerné par l’European Accessibility Act. Un blog personnel ou un simple site vitrine est généralement moins exposé, mais respecter les WCAG reste recommandé.

Quelle est la différence entre WCAG, RGAA et European Accessibility Act ?

Les WCAG sont les règles techniques internationales de l’accessibilité web. Le RGAA est leur référentiel d’application en France. L’European Accessibility Act est le cadre légal européen qui impose l’accessibilité à certains produits et services numériques.

Quel niveau de conformité WCAG viser pour mon site ?

Pour la majorité des sites professionnels, il est conseillé de viser le niveau AA WCAG. Il couvre les principaux besoins : contrastes, textes alternatifs, navigation clavier, formulaires lisibles et structure de titres cohérente.

Un plugin d’accessibilité suffit-il à rendre mon site conforme ?

Non. Un plugin d’accessibilité WordPress peut aider, mais il ne garantit pas la conformité. Il doit compléter un vrai audit d’accessibilité, des corrections de contenu et une vérification du thème.

Comment tester l’accessibilité de mon site WordPress gratuitement ?

Vous pouvez utiliser WAVE, Lighthouse et WebAIM Contrast Checker. Complétez ces tests avec une navigation au clavier et, si possible, un essai avec un lecteur d’écran comme VoiceOver ou le Narrateur Windows.

Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité à l’European Accessibility Act ?

Pour les professionnels concernés, les infractions peuvent entraîner des amendes administratives. Le montant dépend du cadre applicable et doit être vérifié auprès des sources officielles avant publication.

Conclusion

Rendre un site WordPress accessible est à la fois une démarche utile, responsable et de plus en plus encadrée par la réglementation. Les WCAG, le RGAA et l’European Accessibility Act donnent un cadre clair pour améliorer l’accès aux contenus, aux services et aux parcours numériques.✨ Pour avancer efficacement, commencez par les bases : auditer les pages principales, corriger les textes alternatifs, vérifier les contrastes, structurer les titres, rendre les formulaires compréhensibles et tester la navigation au clavier. Les plugins peuvent aider, mais ils ne remplacent jamais une vraie correction du contenu et du thème. Avec une méthode progressive, des sauvegardes régulières et des outils adaptés, vous pouvez améliorer durablement l’accessibilité site web WCAG de votre site WordPress, tout en offrant une meilleure expérience à l’ensemble de vos visiteurs.

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Auteur de l'article

Joseph

Bonjour, je m'appelle Joseph. Je suis rédacteur spécialisé dans WordPress, PrestaShop et d'autres CMS. Fort d'une expertise approfondie en PHP et MySQL, je partage mes connaissances à travers des tutoriels simples et accessibles. Passionné par le développement et la transmission de savoir, j'aime expliquer et rendre les concepts techniques compréhensibles pour tous

Avis client de l'hébergeur LWS

Nos avis Trustpilot Nos avis Hostadvice Nos avis sur avis.lws.fr
Avis trustpilot 30/04/2022

LWS l'hébergeur par excellence !

LWS est pour moi l'hébergeur par excellence, que cela soit au niveau de l'hébergement qui est très performant, les mails qui sont d'une qualité professionnelle et de la gestion du domaine facile à comprendre.

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Avis hostadvice 27/04/2022

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Avis avislws 26/04/2022

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Lady Whip

Avis hostadvice 24/04/2022

Bravo et merci

Bravo et merci aux équipes techniques pour leur réactivité et leur professionnalisme depuis plus de 10 ans chez eux et de nombreux sites !!! Merci

Olivier Delmas

Avis trustpilot 23/04/2022

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J'ai commandé un hébergement pour le site d'une association. Tout s'est passé très rapidement et sans la moindre embuche. La tarification est attractive et me parait très claire. Le panneau d'administration de l'hébergement est facile à utiliser et à comprendre. Je n'ai pas encore installé Wordpress car le contenu n'est pas prêt mais ce sera la prochaine étape et je suis très confiant. Merci !

Pierre-André Liné

Avis avislws 20/04/2022

Un service technique excellent

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Alain

Avis trustpilot 16/04/2022

Une expérience jamais égalée !

Étant Développeur Web & Mobile Full-Stack depuis plus de 5 ans déjà, j'ai rarement eu un service client aussi rapide et efficace. Sans compter la qualité du service en ligne. Je recommande VIVEMENT LWS !

Chris KOUAKAM

Avis hostadvice 12/04/2022

Très bon hébergeur

J'ai un serveur VPS chez eux et je n'ai aucun problème, dès qu'il y a un problème le service technique est la pour vous aider et répond assez rapidement à votre demande. Je recommande vivement cet hébergeur.

Vanden Cruyce

Avis avislws 09/04/2022

Je suis ravie

Je suis ravie d'être avec LWS sur tous les plans, je remercie les Techniciens (Fabrice, Omar, Sandy-Mahitsison) depuis plus de 8 ans j'ai évolué avec LWS et toujours soutenue. Une véritable relation humaine même si les questions ou nos inquiétudes ne correspondent pas à leurs missions, ils sont là pour nous répondent et nous rassurent. Mon site c'est mon travail ma source de revenue donc il sont mes partenaires ! les travailleurs de l'ombre merci à eux ! Merci LWS

L'atelier-and-Co

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